Rôle de la présence des parents lors d’actes médicaux : Revue de la littérature
Piira T, Sugiura T, Champion GD, Donnelly N, Cole ASJ
Child Care Health Develop 2005 ; 31 : 233-243
| Cette méta-analyse a compilé 28 études incluant 1256 enfants (soin avec présence des parents) et 1025 enfants (soin sans les parents). La présence des parents n’augmente pas l’anxiété des soignants et ne gêne pas la réussite du soin. Le niveau de détresse des parents présents est inférieur ou égal à celui des parents absents. La détresse des enfants est diminuée dans une partie des études. |
Family members do not disrupt care when present during invasive procedures
La présence des parents lors de gestes agressifs ne perturbe pas le déroulement des soins
Sacchetti A, Paston C, Carraccio C.
Acad Emerg Med 2005 May ; 12(5) : 477-9
| Il s’agit d’une étude d’observation prospective dont l’objectif est de déterminer si la présence des parents interfère lors du déroulement des soins. 37 enfants < 18 ans [âge moyen 1,5 an (± 0,25)] subissant des gestes invasifs aux urgences sur une durée d’un an ont été suivis. Les comportements de 54 parents pendant des gestes ivasifs ont été notés : se tiennent tranquillement, posent des questions, consolent l’enfant, aident à tenir l’enfant, perturbent les soins. Les gestes agressifs étudiés ont été : ponction lombaire (n = 28), intubation endotrachéale (n = 5), réduction de fracture (n = 2), réduction de luxation d’épaule (n = 1), drain thoracique (n = 1). Toutes les observations ont été faites par des étudiants en médecine. Résultats : 71 attitudes ont été observées : parents se tenant tranquillement au chevet, 22 (31 %) ; parents consolant l’enfant, 21 (30 %) ; posant des questions, 11 (16 %) ; aidant à la contention, 5 (7 %) ; perturbent le soin, 2 (3 %) ; et autres comportements, 10 (15 %). Les 2 comportements"perturbent le soin" étaient mineurs et n’ont pas changé de manière significative la prise en charge du patient. Une mère a presque fait une syncope pendant une ponction lombaire mais est restée assise ensuite et la fin du geste s’est bien déroulée. Une autre mère a arrêté la réduction d’une luxation d’épaule parce qu’elle estimait que la prise en charge de la douleur était insatisfaisante bien que l’enfant ait été sédaté avec du propofol. Conclusion : Dans cette étude, les résultats montrent que la présence des parents pendant des gestes agressifs ne perturbe pas le bon déroulement des soins. |
