Archives de pédiatrie 2004 ; 11 (10) : 1163-1167
Les infirmières d’accueil et d’orientation du service des urgences pédiatriques de l’hôpital de la Timone-Enfants à Marseille mettent en place deux patchs d’Emla® dès l’accueil lorsqu’elles pensent qu’une prise de sang sera demandée par le médecin, afin d’éviter le temps d’attente entre l’examen clinique et l’éventuelle prise de sang.
Commentaire Pédiadol : Décider de la pose de la crème anesthésiante dès l’accueil aux urgences permet un réel progrès dans la prise en compte et de la douleur et du confort. Mais un tel taux d’erreur n’est pas admissible. Des critères précis doivent être à la disposition des infirmières, ils doivent être définis par les pédiatres urgentistes. Les études précédentes (Carbajal, 2000 et Fein, 1999) montraient un meilleur taux de prédiction (sensibilité à 81 % dans l’étude de Carbajal). Ceci permettra d’éviter un gaspillage. Par ailleurs il persistera toujours un taux notable de prises de sang non prévues à l’arrivée, pour lesquelles une autre technique que la crème anesthésiante devra être employée pour réduire la douleur sans prolonger le séjour aux urgences (MEOPA, anesthésie locale par infiltration au dessus de la veine ou pulvérisation de spray réfrigérant chez les grands enfants). A suivre...
